Éviter les erreurs courantes en parlant de soi à la troisième personne
26/08/2025Le fait de parler de soi à la troisième personne peut sembler audacieux, voire excentrique. Pourtant, cette pratique, connue sous l’iltéisme, est en train de gagner en attention dans le monde de la psychologie moderne. Selon plusieurs études, parler de soi à la troisième personne peut favoriser un meilleur équilibre émotionnel et aider à prendre des décisions plus éclairées. Alors, pourquoi ne pas explorer comment et pourquoi cette technique peut transformer votre perception personnelle?
Définition et compréhension de l’illéisme
Parler de soi à la troisième personne, c’est un phénomène intriguant! En psychanalyse, cela s’entend comme l’utilisation de son propre nom ou des pronoms « il » ou « elle » pour parler de soi-même, à la place du pronom personnel « je ». Cette stratégie, aussi désignée par le terme d’illeisme, permet de prendre du recul sur ses propres émotions et réflexions.
L’illéisme peut être observé dans différents contextes : chez les enfants qui apprennent à jouer avec la langue, mais aussi chez les adultes en quête de clarté mentale dans des moments de stress ou de doute. Dans ce sens, cela peut être considéré comme une forme d’autoréflexion, un outil pour une distance cognitive qui facilite la gestion des sentiments.
De manière plus précise, l’illéisme est souvent perçu comme un moyen d’envisager ses situations personnellesobjectivement. En se désignant à la troisième personne, l’individu crée une distance, semblable à celui qu’un observateur extérieur pourrait avoir. Cela aide à évaluer les choix d’une manière rationnelle et nuancée.
Exemples d’usage de l’illéisme :
- Au lieu de dire, « Je suis anxieux à l’idée de cet entretien », on pourrait dire : « Jean est inquiet pour cet entretien ».
- Lorsqu’on fait face à un dilemme, se demander : « Est-ce que Paul a vraiment besoin de cette nouvelle voiture? » peut apporter un éclairage différent sur la situation.

Les avantages psychologiques de l’illéisme
Arrêtons-nous un instant sur les multiples bénéfices que nous pouvons retirer de l’utilisation de cette technique. Parler de soi à la troisième personne a des avantages qui vont bien au-delà d’un simple jeu de mots. Les psychologues ont mis en lumière plusieurs conséquences favorables pour notre santé mentale.
Tout d’abord, l’auto-distanciation, qui consiste à prendre du recul par rapport à ses propres pensées et émotions, en est un des plus notables. Cela permet une évaluation objective des situations, réduisant par la même occasion le stress et l’anxiété. Cette pratique est particulièrement utile dans des circonstances chargées émotionnellement. Les individus sont en mesure de gérer des émotions intenses avec une plus grande clarté.
Enfin, il est également prouvé que cette pratique favorise la régulation des émotions. En effet, en se parlant à la troisième personne, lors de moments de tension, on peut déchiffrer nos sentiments d’une manière novatrice. Cette nouvelle perspective s’accompagne d’une meilleure aptitude à identifier les déclencheurs émotionnels et à développer des solutions efficaces.
Avantages psychologiques :
- Atténuation du stress : En permettant de voir les situations avec du recul.
- Amélioration de la décision : En rendant les choix plus réfléchis.
- Meilleure régulation émotionnelle : En aidant à comprendre et gérer les réactions émotionnelles.
Applications thérapeutiques et conseils pratiques
La pratique de parler de soi à la troisième personne n’est pas seulement une curiosité linguistique, mais elle est également largement intégrée dans les pratiques thérapeutiques. Les professionnels de la santé mentale l’utilisent comme un outil puissant pour aider les patients à prendre du recul et à mieux gérer leurs émotions au cours des séances. Il s’agit ici d’une stratégie essentielle dans les interventions cognitives et comportementales.
Lorsque les patients se désignent par leur nom durant la thérapie, ils ont la possibilité de voir leur situation avec une plus grande objectivité. Cela peut être particulièrement utile pour aborder des thèmes difficiles, comme le traumatisme ou la dépression. De nombreux thérapeutes notent que l’utilisation de l’illéisme peut inciter à une exploration plus profonde des sentiments sans être submergé par ceux-ci.
Afin d’intégrer cette pratique dans votre vie quotidienne, voici quelques conseils pratiques :
Conseils pour utiliser l’illéisme :
- Commencez à désigner vos émotions en utilisant votre nom. Par exemple : « Marie se sent perdue dans ce projet ».
- Pratiquez cet exercice dans des moments de stress – cela peut être face à des réunions ou des discussions difficiles.
- Utilisez-le lorsque vous réfléchissez à des décisions importantes – « Est-ce que François a vraiment besoin de ce changement? ».
Impacts sur le bien-être général
La manière dont nous nous parlons a un impact significatif sur notre bien-être général. La transformation subtile mais puissante qui accompagne l’usage de la troisième personne pour discuter de soi peut faire des merveilles sur la gestion du stress, des émotions, et même sur notre estime personnelle.
Pour commencer, l’auto-distanciation émotionnelle, qui est à la base de cette stratégie, permet d’observer nos propres comportements et réactions sans jugement. En prenant du recul, nous pouvons nous concentrer sur des solutions plutôt que de nous perdre dans un cycle de pensées négatives. Par exemple, au lieu de se sentir accablé par la pression d’une tâche ou d’une responsabilité, un individu peut se dire, « Catherine peut planifier son emploi du temps pour faire face à ces défis ».
Une étude récente menée par Igor Grossmann a prouvé que les personnes qui se pensaient en utilisant leur nom prenaient également des décisions plus éclairées et rationalisées. Cela devient un outil puissant pour tous les aspects de la vie, qu’il s’agisse de la gestion du travail ou des relations personnelles.
Impacts clés sur le bien-être :
- Amélioration de la gestion du stress: Capacité à évaluer objectivement les situations stressantes.
- Régulation émotionnelle: Meilleure identification et expression des émotions.
- Prise de décision aisée: Choix plus rationnels et lucides face à des dilemmes.

Bénéfices cognitifs de l’illéisme
L’illéisme s’avère également bénéfique sur le plan cognitif. En intégrant cette pratique dans notre quotidien, nous développons une meilleure capacité d’autorégulation cognitive. Cette méthode nous incite à réfléchir sur nos comportements d’un point de vue plus analytique, ce qui peut conduire à un meilleur contrôle de nos réactions.
Un aspect fondamental du processus est l’amélioration du contrôle inhibiteur. En choisissant de parler de soi à la troisième personne, il devient plus naturel de moduler ses comportements face à des situations délicates. Cela diminue les réactions impulsives qui pourraient otherwise nous mener à des erreurs regrettables.
En résumé, les bénéfices cognitifs de l’illéisme ne se limitent pas à l’amélioration du raisonnement. Parler à la troisième personne peut également renforcer la mémoire, aidant ainsi les individus à se souvenir des événements passés tout en réduisant l’impact émotionnel associé. Ainsi, cette technique peut se révéler extrêmement puissante dans le développement personnel.
Bénéfices cognitifs :
- Développement du contrôle inhibiteur: Maîtrise des réactions devant des situations délicates.
- Amélioration de la mémoire: Meilleure mémorisation des événements grâce à une réévaluation objective.
- Facilitation des processus d’apprentissage: Analyse des informations sous des angles variés.
Les effets sur l’estime de soi
Parler de soi à la troisième personne peut également avoir un impact notable sur notre estime de soi. C’est une approche qui aide à valoriser ses réussites sans tomber dans le piège du narcissisme. Les travaux en psychologie sociale montrent que cette technique permet une modération saine dans notre évaluation de soi.
En adoptant une perspective distancée, les individus se perçoivent non seulement comme des acteurs de leur vie, mais aussi comme des observateurs. Cette posture favorise un respect plus profond pour soi-même, limite les jugements internes dévalorisants et encourage une évaluation objective des réussites.
Il est essentiel d’encourager cette pratique afin de prévenir la tendance à l’autocritique destructrice. Cette approche peut particulièrement bénéficier à ceux qui luttent avec leur image personnelle et souffrent d’un manque de confiance en soi. En parlant de nous à la troisième personne, nous touchons à un espace d’authenticité où se mêlent humilité et respect personnel.
Effets sur l’estime de soi :
- Valorisation des réussites: Meilleure reconnaissance sans narcissisme.
- Limitation de critiques internes : Prévenir l’autocritique excessive.
- Renforcement de la confiance en soi: Adoption d’une vue plus réaliste de ses propres compétences.
Les risques possibles liés à l’illéisme
Bien que l’illéisme présente de nombreux avantages, il est crucial de reconnaître les risques potentiels associés à cette pratique. Au-delà de la sensibilisation à ses bénéfices, il est impératif d’aborder les limites de son utilisation pour préserver son équilibre psychologique.
Un des risques majeurs liés à l’usage excessif de la troisième personne est celui de la dissociation excessive. Cela se produit lorsque l’individu prend ses distances de manière trop marquée par rapport à ses expériences et émotions. Cette dissociation peut entraîner des sentiments d’aliénation et de rupture interne, surtout pour les personnes ayant des antécédents de vulnérabilité émotionnelle.
En outre, le malaise social est un autre risque significatif. Évoquer sa personne à la troisième personne peut susciter l’incompréhension au sein des groupes sociaux, ce qui peut exacerber des sentiments d’isolement. Cela souligne la nécessité d’agir avec prudence lorsqu’on envisage une telle approche, en gardant à l’esprit le contexte social et les réactions des autres.
Risques associés :
- Dissociation excessive : Risque de perte de connexion avec ses émotions.
- Malaise social : Incompréhension dans le cercle social pouvant conduire à l’isolement.
Témoignages et expériences vécues
Pour mieux comprendre l’impact de l’illéisme, il est enrichissant d’écouter les expériences de ceux qui l’ont utilisé dans leur quotidien. Plusieurs individus rapportent des impacts variés de cette pratique sur leur vie, souvent liés à la gestion du stress ou des prises de décision.
Par exemple, Mme Dupont témoigne : « Lorsque je me déclare à la troisième personne, il m’est plus facile de gérer le stress. Cela me permet de me distancier de mes préoccupations ». De son côté, M. Martin confie : « Parler de moi comme ‘Martin’ m’aide à prendre du recul par rapport à mes actions, ce qui m’éclaire sur mes choix. ».
Ces retours mettent également en lumière quelques enjeux. Mme Leblanc, lorsqu’elle utilise cette méthode, ressent parfois une dépersonnalisation. « Il est délicat pour moi d’employer mon nom. Cela me fait sentir un peu en dehors de moi-même », dit-elle. Cela soulève une question cruciale sur l’équilibre à chercher entre les avantages de l’illéisme et les sensations parfois difficiles qu’elle peut générer.
Témoignages inspirants :
- « Jean trouve cela beaucoup plus aisé pour gérer le stress. » – Mme Dupont.
- « Prendre du recul avec ‘Martin’ me permet de voir les choses sous un autre angle. » – M. Martin.
- « Il arrive que je me sente dépersonnalisée en utilisant mon nom. » – Mme Leblanc.
1. Qu’est-ce que l’illéisme? C’est l’utilisation de la troisième personne pour parler de soi, favorisant un recul émotionnel. 2. Quels sont les bénéfices d’utiliser l’illéisme? Cela améliore la gestion du stress, aide à réguler les émotions et permet de prendre de meilleures décisions. 3. Y a-t-il des risques associés à cette technique? Oui, un usage excessif peut entraîner de la dissociation ou un malaise social. 4. Comment intégrer l’illéisme dans ma vie quotidienne? Commencez par désigner vos émotions avec votre nom plutôt qu’avec « je », et pratiquez-lors de moments stressants. 5. Peut-on utiliser l’illéisme en thérapie? Absolument, de nombreux thérapeutes l’intègrent pour aider les patients à prendre du recul sur leurs émotions et situations.FAQ